Découverte du service : Le Closet

Découverte du service : Le Closet

 

Le closet est un service de location de vêtements pour 49 € par mois. Le concept est simple, on reçoit une boîte qui contient 3 vêtements et 2 accessoires. Quand on les a utilisé, on les renvoie et on reçoit une nouvelle boîte dans la foulée.

Pour commencer, on répond à un questionnaire dont l’objectif est de permettre de définir nos goûts. On peut aussi spécifier quels types d’éléments on ne veut pas recevoir. Dans mon cas, j’ai supprimé les sacs à main et les bracelets. J’ai un sac à main qui me convient très bien car il peut se transformer en sac à dos ce qui est très pratique quand on va au boulot en vélo. Les bracelets sont vraiment trop contraignant quand on tape au clavier toute la journée.

 

J’ai donc reçu ma première boîte la semaine dernière. Elle était composée de 2 tops, 1 gilet ainsi que 2 colliers. Le tout est accompagné d’un petit mot sympa.

 

J’étais très curieuse de les essayer et de voir ce que les stylistes me proposaient.

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Le premier top était le top Jarvis bleu de Grace & Mila. A priori, quand je l’ai essayé, je n’étais pas convaincu par le col très près du cou. Je trouvais que ça faisait un peu austère. Mais finalement en rajoutant le collier Axel d’Avantage Mode, le rendu était beaucoup plus gai. Finalement, j’ai bien aimé.

Comme il a fait très beau même si on est déjà fin septembre, j’ai pu en profiter.

 

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Le top hope rouge de Andy & Lucy me seyait beaucoup moins bien. Je pense que c’est la bonne taille, mais que la coupe ne me convenait pas. Les manches étaient serrées tandis que la taille était tellement large que ça donne l’impression que j’essaie de cacher un gros ventre. J’avais un peu l’impression d’être habillée comme une mamie !

Par contre, j’ai bien aimé la couleur rouge et la découpe en dentelle à l’arrière et sur les épaules. Je l’ai mis avec le deuxième collier fourni : le collier baguette d’avantage mode.

 

p1020013Le dernier vêtement était le gilet Lexique de Grâce & Mila. Ce troisième vêtement m’a rendu un peu perplexe. Pour moi, un gilet est un vêtement qu’on met par dessus un top quand on a froid. Le problème, c’est que par dessus les deux tops, le top dépassait sur le bas ce qui n’était pas très joli. De plus, sur le top rouge, il était beaucoup trop serré au niveau des bras ce qui n’était pas confortable. Finalement, je l’ai mis sur un de mes hauts blancs à bretelles. Mais comme il y a un tout petit peu de laine dedans, ça piquait un peu. Finalement, je pense que ce gilet était sûrement trop petit pour moi. A priori, je pense que je vais retirer les gilets de ma liste de location car je n’en vois pas trop l’utilité.

J’aime bien le concept de location d’habits. J’aime surtout que le colis arrive directement dans ma boîte aux lettres, car je déteste faire les magasins. J’ai envie d’être surprise (agréablement) par les vêtements que je recevrai et de découvrir de nouvelles choses.

J’ai bien aimé les 2 colliers que j’ai reçu. J’ai été agréablement surpris par le top Jarvis. C’est un style de vêtement que je n’ai pas l’habitude de mettre. Il m’a permis d’essayer quelque chose de nouveau.

 

J’ai hâte de savoir ce que les stylistes me réservent pour la prochaine box.

 

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Formation permaculture : le ressenti

Formation permaculture : le ressenti

Je continue le troisième module « L’observation et la lecture du paysage » de la formation Invitez la permaculture dans votre jardin. Au début de ce module, nous avons beaucoup été sur l’ordinateur pour récupérer des cartes des environs. Pour les exercices suivants, j’ai besoin d’une carte plus détaillée de notre parcelle. J’ai utilisée un vieux plan qui datait de notre permis de construire. Je l’ai scanné, puis je l’ai un peu retravaillé avec le logiciel Affinity Designer. Voici ce que ça donne :PlanViergeZoom

L’entrée se fait au sud. Les parties blanches sont les accès. Pour le moment, ils sont en tout-venant mais à terme, ce sera des dalles ou de l’enrobé. Les parties vertes sont naturellement les espaces herbacés ou de plantations. L’espace gris sur la maison désigne le toit terrasse au dessus du garage et de la partie professionnelle tandis que la partie rose représente le toit traditionnel qui est au dessus de l’habitation. Les traits noirs et épais représentent les murs de la maison mais aussi le mur de la terrasse sud qui retient la terre ainsi que le muret à l’entrée où sont incrustés la boîte aux lettres et les coffrets de gaz et d’électricité. Derrière ce dernier muret, se cachent les deux poubelles. Au nord-est, le carré gris représente notre composteur.

Eni&AriPour l’exercice suivant,  toute la famille part se balader dans le jardin, observe le paysage et note son ressenti. J’en ai profité pour prendre des photos. Me voici avec Ari qui montre du doigt l’endroit que je prend en photo. Merci à Al d’avoir fait la photo. Je vais utiliser cette image pour illustrer l’endroit d’où chaque photo est prise.

Nous commençons par l’endroit que nous préférons. Il s’agit de la terrasse ouest.

PlanTerrasseOuestVueNord   20160528_145335

C’est en général sur cette terrasse que nous nous installons pour manger. Juste à coté, se trouve la spirale aromatique. Pour nous protéger du regard de nos voisins qui se trouvent au nord, nous avons installé récemment des brise-vues en bambou. Lorsqu’on sort des chaises longues, c’est en général à cet endroit qu’on les met.

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Lorsque l’on est à cet endroit, on est relativement à l’abri des regards des passants qui se promènent dans la rue qui est au sud. La parcelle juste en face n’étant pas encore construite on bénéficie d’une vue bien dégagée qui va assez loin. On voit au delà des parcelles le champs des chevaux et la forêt derrière la vieille ferme rénovée.

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20140612_212431C’est un endroit très agréable. Il nous offre de beaux couchers de soleil et on y voit arriver les orages en été. Cette façade est souvent la plus intensément battue par les pluies d’été. On pense que cet endroit restera agréable même quand les parcelles seront construites. Entre notre terrain et le grand arbre du fond, il y aura 3 maisons construites dans l’alignement. De notre coté, il n’y aura que le garage. La terrasse de la future maison attenante à notre terrain sera à l’ouest donc pas de notre coté.

Nous allons plus rarement au nord mis-à-part pour aller au composteur depuis la porte fenêtre qui se trouve dans le renfoncement de la maison.

PlanNord

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C’est un endroit qui est agréable quand il fait très chaud car il est ombragé et qu’il y a souvent du vent qui s’engouffre entre notre maison et la rangée de maisons. Mais globalement, nous évitons d’y aller car il surplombe les terrasses des voisins. C’est un peu gênant. À part pour échanger quelques mots, nous essayons d’éviter de les déranger. De plus, les enfants nous ont fait remarquer que du coté est du composteur, ça ne sent vraiment pas bon. Je pense que comme il y a souvent du vent, les odeurs sont emportées par le vent chez les voisins. Ce n’est pas sympa pour eux, il faudra qu’on règle le problème. Normalement, un composteur ne devrait pas avoir d’odeur. On ne s’en occupe pas assez bien.

Le sud est le domaine des enfants. Ils jouent au ballon entre les arbres, ils creusent la terre à la recherche de taupes, font des potions magiques à partir de tout ce qu’ils y trouvent, sautent depuis le muret de la terrasse.

Ce n’est pas très agréable pour nous les adultes, car on risque de s’y tordre une cheville. Il faut aussi éviter les trous lors de la tonte. Ca ne va pas pouvoir durer. Je pense que je vais vite reboucher tout ça. J’aimerais faire de ce lieu, un endroit agréable pour se promener. De l’autre coté de la barrière, la haie de Charmilles nous appartient aussi. Comme il faut faire le tour pour s’en occuper, on y va jamais. Logiquement, les mauvaises herbes ont envahi la haie. Comme la terre près du muret de la terrasse est la moins tassée, j’ai essayé d’y planter des plants de tomates qu’on m’avait donné. Le résultat n’est pas à la hauteur de mes espérances : presque tout a été mangé.

Nous utilisons très peu la terrasse sud contrairement à ce que je pensais quand nous avons emménagé. Globalement, on s’y sent moins bien qu’à l’ouest. On y est exposé aux regards des passants qui se promènent dans la rue. La rue et les arbres du parc en face nous surplombent. C’est un peu oppressant. De plus, il y fait vraiment très chaud en été. Comme on y passe peu de temps, on ne s’en occupe pas. Les mauvaises herbes commencent à l’envahir. Ce qui évidemment la rend encore moins accueillante.

PlanTerrasseSud

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Nous avons terminé notre tour par l’est de la parcelle. Comme une partie de la maison est collée à la bordure, cette portion est toute petite. Elle se réduit à une longue plate-bande.

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La partie complètement à l’est du garage est très à l’abri du vent. C’est une sorte de micro climat. La rhubarbe s’y plait tout particulièrement. En hiver, il y fait plus chaud que nul part ailleurs car la cheminée de notre chaudière à gaz s’y trouve. Même si les fraisiers et les framboisiers sont envahis de mauvaises herbes, ils prospèrent sans problème. Les enfants nous ont fait remarquer que ça sent la « voiture », pourtant c’est en endroit que nous visitons volontiers pour y grignoter quelques baies quand nous sortons de la voiture. Récemment, nous avons remarqué qu’un arbre s’y était invité. Il pousse juste à coté de la rhubarbe. Ce printemps, nous l’avons laissé pousser pour réussir à identifier son espèce. A priori, c’est un saule Marsault : une espère pionnière.

Globalement, en se promenant dans notre jardin, nous avons pu constater que la biodiversité est plutôt pas mal. Les « mauvaises herbes » poussent très bien. La maison pour les oiseaux est occupée chaque printemps. Il y a plein d’oiseaux qui viennent picorer. Il y a aussi plein d’insectes. Ca bourdonne beaucoup dans la spirale aromatique et les framboisiers.

 

Voici une carte récapitulative de nos ressentis.

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Voilà, l’exercice du ressenti est terminé. J’ai bien aimé me promener chez moi. C’était sympa de faire cet exercice en famille. Je me rends compte que même si notre terrain n’est pas grand, il y a déjà pas mal de choses à en dire. Lors de la prochaine étape, on s’occupera plus précisément de la pluie, du vent et du soleil.

 

 

Formation permaculture : l’observation globale à l’échelle macro

Formation permaculture : l’observation globale à l’échelle macro

Le troisième module de la formation Invitez la permaculture dans votre jardin s’intitule « L’observation et la lecture du paysage ». C’est un module très dense.

On commence par une observation globale à l’échelle macro en utilisant dans un premier temps des outils disponibles gratuitement sur le web.

Cartographie

Grâce aux explications, j’utilise le site de géoportail pour observer les environs de Besançon. Il y a beaucoup de zones urbanisées mais aussi des forêts, des pâturages et champs. Ce n’est pas surprenant. Même si Besançon est la capitale de la Franche-Comté, elle est souvent considérée comme la première ville verte de France. On y trouve des forêts et des fermes sur le même territoire de la commune ainsi que des maraîchers.

Capture d’écran 2016-05-07 à 12.08.44Ensuite, en zoomant un peu, on peut observer les abords de notre parcelle. Elle se trouve dans un lotissement qui est en bordure de la ville. A l’ouest au loin, on peut voir qu’il y a des pâturages où se trouvent des vaches et des chevaux puis une petite forêt de feuillus. Le quartier dans lequel se trouve le lotissement est semi urbanisé. Il y a beaucoup de verdure et d’espaces verts. Plus à l’est, on voit le début du campus qui est aussi très vert ainsi qu’une zone commerciale et industrielle. La parcelle est dans un lotissement récent. La carte de géoportail n’est pas tout à fait à jour. Les maisons qui se trouvent immédiatement au nord et à l’ouest ne sont pas encore présentent sur la carte. Le lotissement s’étend au nord, à l’est et à l’ouest de notre parcelle. Au sud, on trouve un grand parc privé avec des arbres centenaires. Le lotissement a été construit sur les terres de deux anciennes fermes.

Capture d’écran 2016-05-07 à 12.28.44Sur la carte IGN, toutes les constructions du lotissement ne sont pas encore présentes. Cela ne m’empêche pas de pouvoir continuer l’observation macro. Les courbes de niveau principales montrent que le quartier est vallonné. Les courbes de niveau oscillent entre 275 m d’altitude et 336m d’altitude. Notre terrain est sur une colline à environ 328m d’altitude. Il n’y a pas du tout de retenues d’eau ni de cours d’eau. Pourtant des petits points bleus montrent les zones inondables. Notre parcelle ne trouve juste à coté. Ces zones inondables  sont à l’endroit où se trouvaient, il y a une trentaine d’années, des dolines qui ont été remblayées. Le sol est en effet très argileux et la mairie a interdit les sous-sols sur tout le lotissement. Le risque était qu’ils soient inondés lors de grosses pluies.

Constitution du sol

Capture d’écran 2016-05-17 à 23.12.03L’observation continue sur le site InfoTerre. Il permet de voir ce qui se passe dans le sol. Je découvre que notre parcelle se trouve sur la partie inférieure du Bajocien et Aalénien supérieur (I6-b). Ce que j’en retiens en lisant wikipedia et en me souvenant du sol lors du terrassement, c’est que notre sol est principalement constitué de marne et de plaques calcaires. Lors du terrassement, on cherchait et trouvait des fossiles dans les pierres retournées par la pelleteuse.

Météo

La dernière étape de ce chapitre concerne la météo. J’utilise le site de Météo France qui me fourni les données statistiques de Besançon. Sans surprise, je retrouve des chiffres correspondant à un climat semi-continental.

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Au plus fort de l’hiver, il fait entre -1°C et  6°C. En plein été, il fait entre 14°C et 25°C. A priori, c’est plutôt agréable : ni trop chaud, ni trop froid. Les plantes devraient aimer. Par contre, quand on regarder les records de température, on se rend compte que ça peut descendre vraiment très bas et monter vraiment très haut : -20°C et 40°C ! Il va falloir que les plantes soient bien résistantes pour supporter ces écarts de température. L’ensoleillement de 1836 heures par an reste correcte puisque l’on n’est pas dans le sud de la France.

Le site permet aussi d’observer les précipitations. La Franche-Comté est une région très verte grâce à la pluie. On en manque rarement, même en été.

Capture d’écran 2016-05-25 à 22.37.41Finalement je me rend compte que toute au long de l’année, les pluies sont assez homogènes. Il pleut à peine plus au printemps et en automne. Il y a 141 jours en moyenne de précipitations ce qui fait environ 38% de l’année pour une hauteur totale de 1187mm. Comme il pleut beaucoup, si on  devait mettre un récupérateur d’eau de pluie, il pourrait avoir une faible taille car il se remplirait rapidement.

Pour finir avec la météo, le site Wind Finder permet d’avoir un aperçu global des vents sur Besançon. Le vent est le plus puissant au printemps. Il est amusant de noter qu’en hiver, on retrouve la bise qu’on connait bien en Franche-Comté. En été, les vents arrivent du sud ouest. On a l’habitude de dire que si aujourd’hui il pleut à Paris, on aura la pluie demain.

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Le cadastre

Plan cadastralPour terminer ce chapitre, nous allons sur le site du cadastre pour récupérer la carte de notre parcelle. Elle sera utilisée dans les chapitres et modules prochains pour l’observation micro. Comme pour les cartes Géoportail et IGN, il manque des constructions. Il ne faudra pas que j’oublie non plus, que la parcelle immédiatement à l’ouest n’est pas encore construite. Lorsque ce sera le cas, les observations que je peux faire aujourd’hui ne seront plus les mêmes. Il faudra que j’en tienne compte pour mon design.

 

 

Permaculture : se fixer des objectifs

Permaculture : se fixer des objectifs

Le deuxième module de la formation Invitez la permaculture dans votre jardin se concentre essentiellement dans la définition des objectifs. Pour cela on utilisera la méthode SMART. C’est une méthode que je connais très bien puisqu’on l’utilise assez régulièrement au boulot pour définir nos objectifs d’amélioration après une rétrospective d’itération par exemple. Pour faire simple, un objectif SMART est un objectif qui est Spécifique, Mesurable, Accepté par tous, Réalisable et Temporellement borné.

Commençons par poser le contexte. Nous sommes une famille de 4 personnes. Mon mari, Al, 42 ans, et moi, Eni, 37 ans, travaillons à plein temps et avons une vie professionnelle bien (trop ?) remplie. Nos enfants sont deux garçons, Mat’ et Ari, de 6 et 8 ans. Je travaille non loin de mon travail (moins de 15 minutes de trajet en vélo) et suis normalement rarement en déplacement mais ça arrive quand même. Al est très souvent en déplacement professionnel au cours de la semaine (week-end compris). Il n’aime pas vraiment le jardinage mais donne occasionnellement un coup de main pour les gros travaux (planter un arbre, construire un carré potager, …). Par contre, c’est un excellent cuisinier qui tient aux produits de qualités. Il adore manger les tomates qui viennent d’être cueillies.

Je ne cuisine pas sauf quand j’y suis obligée, ce qui arrive souvent quand Al est en déplacement. Je m’intéresse à la permaculture car il paraît que la nature travaille pour nous ;-). Je n’ai pas envie d’avoir juste une pelouse bien verte devant chez nous. Je suis plus attirée par un jardin qui donnerait envie de s’y balader avec différents niveaux de perspectives tout en permettant de picorer ici et là de bonnes choses à manger.
Nous avons une grosse maison de 180 m2 sur un terrain de moins de 600 m2 dans un lotissement. La maison contient notre habitation mais aussi une partie professionnelle pour mon mari qui travaille à la maison quand il n’est pas déplacement. J’y ai aussi un bureau pour les moments où je fais du télétravail. Je pense que nous avons environs 300 m2 d’espaces verts. Sur une plate-bande, nous avons planté des framboisiers, des ronces à mure, des groseilliers, et fraisiers qui font leur vie au milieu des mauvaises herbes (et nous avons de bonnes récoltes). Devant notre maison au sud et au milieu de notre pelouse de mauvaises herbes, nous avons un cerisier, un mirabellier, un poirier, un noisetier. Au nord ouest, nous avons un pommier. Ces arbres ont été plantés en 2014.  À l’ouest de la maison près de notre terrasse, nous avons une spirale aromatique que j’ai mise en place début 2014.
Nous avons aussi au sud une haie de charmilles entre la barrière et la route. Cette configuration bizarre est une obligation du règlement du lotissement. Ce n’est pas pratique pour désherber car il faut sortir du terrain pour s’en occuper. Il y a donc plein de mauvaises herbes qui poussent.

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Notre plus grande surface au sud

Globalement, je préférerais répartir mon effort au jardin de manière durable tout au long de l’année pour être plus en phase avec la nature. De plus, j’aimerais faire participer les enfants avec un contenu pédagogique. J’aimerais avoir une grande variété de légumes pour pouvoir découvrir de nouvelles saveurs et de nouvelles recettes.

Suite à une discussion commune avec tous les membres de la famille (A), nous souhaitons produire des légumes (S) pour pouvoir en manger tout au long de l’année au moins une fois par semaine (M) et ce dans les deux ans (T).

Nous souhaitons aussi spécifiquement cultiver différentes variétés de tomates pour pouvoir en manger 3 fois par semaine pendant la saison et ce en deux ans.

Nous souhaitons produire des fruits pour pouvoir en manger au moins une fois par semaine pendant la saison et ce dans les deux ans.

Le tout pour moins de 1 heure par semaine en hiver et 3h par semaine en été.

Globalement, c’est moi qui m’occuperai du jardin même si mon mari pourra donner un coup de main de manière occasionnelle. J’espère que tous ces objectifs seront bien réalisables.

 

Formation en permaculture : principes d’un écosystème cultivé

Formation en permaculture : principes d’un écosystème cultivé

La formation Inviter la permaculture dans votre jardin est précédée d’une grosse introduction disponible gratuitement qui définit ce qu’est la permaculture ainsi que ses valeurs fondamentales.

Le premier module de la formation payante est « Principes d’un écosystème cultivé ». Si c’est un module assez théorique avec aucun exercice pratique demandé, on commence à avoir des exemples pratiques.

En ce qui concerne notre parcelle, je me rends bien compte à ce moment là qu’il va falloir s’occuper sérieusement de la régénération de nos sols. En effet, lors de la construction de la maison, toute la terre du terrain a été retournée. Toute la vie et la fertilité du sous-sol ont donc été décimées. Le lotissement sur lequel se trouve notre parcelle a été construit sur des anciens pâturages pour les vaches. Il y avait pas mal de haies qui séparaient les pâturages. J’imagine qu’à ce moment là, le sol était très fertile. Après le passage des bulldozers, tout ça a bien changé, l’écosystème a été complètement bouleversé.

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On a creusé au niveau de la terrasse

La topologie du sol a été aussi complètement changée. Rien que sur notre terrain qui est légèrement en pente du sud vers le nord, au point le plus bas, on a remblayé sur environ 90 cm tandis qu’au sud, on a dû creuser sur environ 1,20 m pour pouvoir mettre la maison à plat.

Alors évidemment, la nature a horreur du vide. Une fois le terrassement terminé et les bulldozers partis, nous nous sommes retrouvés avec une terre bien propre et vide de plantes. Ça aurait pu être le moment de planter de l’herbe, mais on ne l’a pas fait. On a bien commencé de ramasser les cailloux qui pullulaient, mais avec tous les travaux qu’on devait faire à l’intérieur de la maison, on a laissé les extérieurs de coté. Autant vous dire qu’en quelques mois, on s’est retrouvé avec une friche dans laquelle on ne pouvait plus marcher tellement il y avait de plantes qui y avaient poussées. Comme je n’y connais pas grand chose, je ne peux pas dire toutes les espèces qu’ils s’y trouvaient et s’y trouvent encore. Je pense avoir reconnu des pissenlits, des carottes sauvages, des boutons d’or, du plantain, des orties, du liseron, des chardons, du chiendent. Notre terrain n’était pas le seul concerné puisqu’il y avait encore 3 parcelles à coté de nous dont les travaux n’étaient pas commencés. Donc, au sud, à l’ouest et au nord, on était entouré par de hautes herbes. C’est à ce moment là que notre grand, Mat’, a commencé à avoir des allergies.

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Après avoir tout arraché

Il s’est avéré qu’il est allergique aux graminées. Je ne pouvais rien faire pour les graminées qui poussaient dans les parcelles aux alentours, mais je me suis occupée (avec de l’aide) de notre parcelle. On a arraché à la main toutes les herbes les plus hautes et mon oncle est venu passer le motoculteur. Maintenant dès que ça pousse je passe la tondeuse. On a maintenant une espèce de pelouse composée de plein de plantes différentes. Les chardons ont disparus, et on a beaucoup beaucoup de pissenlits et de boutons d’or. Au printemps, il y a des petites fleurs bleues qui poussent mais je ne sais pas ce que c’est. Je fais bien attention à passer la tondeuse assez souvent pour que je n’ais pas besoin d’arracher à nouveaux les plantes trop grandes.

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Voici notre « pelouse » actuelle

Comme j’ai bien compris qu’en permaculture il faut arrêter d’enlever, mais qu’au contraire il faut constamment ajouter au le sol, je ne jette plus du tout mes déchets verts à la déchetterie. La plupart du temps j’étale le contenu de la tondeuse entre les arbustes de la haie.

Suite à ce premier module, je commence à regarder mon jardin en me disant que chaque élément doit remplir plusieurs fonctions. Par exemple, j’aimerais avoir une haie qui me cachent des terrasses des voisins tout en me fournissant des fruits. Dans l’autre sens, une fonction soit être supportés par plusieurs éléments. J’aimerais que la fonction « créer de la nourriture » soit assurée à la fois par les arbres fruitiers, par un potager et par la haie. Il faudra que je trouve au cours de ma formation comment mettre tout cela en interaction.

Ce premier module donne aussi beaucoup d’exemple de niche écologique. Suite à ce module, j’ai arrêté de me débarrasser des pierres. Je les entasse dans un coin près de la terrasse. L’idée dans un premier temps est d’en faire un refuge pour tout un tas d’insecte. Puis quand je saurai quoi planter à cet endroit, j’aurai une terre déjà travaillée par les insectes qui vivent sous les pierres et prête à être plantée. Plus tard, je pourrai utiliser les pierres dans le potager pour accumuler de la chaleur et faire un micro climat.

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Notre tas de pierre

Je n’ai pas pu faire de tas de bois pour la simple raison qu’il n’y as pas de bois sur le terrain. C’est dommage, j’aurais bien aimé accueillir un hérisson. Il faudra que je plante quelque chose qui nous permette de produire un peu de bois.

Comme on avait des restes de planches du bardage de la maison, Al a sorti sa scie circulaire et a fabriqué une mangeoire pour les oiseaux ainsi qu’une maison à oiseaux. Les enfants ont fabriqués des hôtels à insectes à la fabrika sciences.

Apparement, avoir une mare est très intéressant du point de vue de la niche écologiques, du micro climat, du piège à soleil. Par contre, je ne me vois pas vraiment avec une mare sur notre terrain. Il n’est pas complètement fermé. Je pense que j’aurais trop peur qu’un petit voisin s’y noie.

Ce premier module donne un exemple de plante mellifère : bourrache comestible. Je n’en ai jamais vu autour de chez nous. Il faudra que je me renseigne. Il parle aussi d’une plante fixatrice d’azote : le genêt. Je ne crois pas en avoir vu non plus. À voir ce qu’il pousse par ici. On parle y parle aussi de ruches: j’aimerais bien, mais j’ai l’impression que ça ne se fait pas comme ça. J’ai vu mon grand-père s’occuper de ses ruches. Il y passait beaucoup de temps. En plus, dans un lotissement, je ne suis pas sûre que les voisins seraient contents.

Dans la partie micro-climat, on nous donne un certain nombre d’exemple de micro-climats autour d’une maison. Chez nous s’est sûre que la partie à l’est du garage est très à l’abri du vent et bénéfice du soleil que le matin. Au nord, il n’y a pas grand chose qui pousse. Au sud et à l’ouest, c’est très éclairé par le soleil mais aussi assez exposé aux vents. Il faudra peut-être utiliser une haie en brise vent.

Le premier module se finit par différents exemples de bordures et de formes de jardin. On y trouve des jardins en forme trou de serrure ou en forme de feuille d’arbre. Des bordures en lobes, en vague pour démultiplier l’effet bordure. J’aime l’idée de casser les lignes droites et de pouvoir se promener dans le jardin en faisant des détours. En fouillant un peu sur le net, j’ai trouvé plein d’idées assez sympa : par exemple, un jardin mandala. Tout cela semble très prometteur.

 

 

 

Débutante en permaculture

Débutante en permaculture

J’ai découvert par hasard la permaculture. Une copine avait mis un lien sur Facebook. Il s’agissait d’une histoire où un poulailler était mis dans un jardin. Les poules produisaient de la chaleur. Cela provoquait un micro climat vers le poulailler en coupant le vent. C’était bien pratique pour le potager. Les poules produisaient des fientes utiles pour le potager grâce au composte. Elles préparaient aussi le terrain en grattant le sol tout en mangeant tous les déchets de la maison. J’ai bien aimée toute cette synergie et la pseudo promesse : la permaculture est pour les jardiniers paresseux qui font travailler la nature à leur place.

Je ne suis pas jardinière, par contre, cette phrase a fait écho à mon travail de développeuse logicielle. On y dit parfois qu’un bon développeur est un développeur paresseux. C’est évidemment un blague et c’est complètement faux. Cette maxime veut dire qu’un bon développeur est censé ne pas supporter de faire constamment la même chose. Ainsi quand une tâche est répétitive, il est censé l’automatiser pour gagner du temp ou écrire son code de manière à ce qu’il soit facilement mis à jour. Par exemple, un mauvais développeur ferra beaucoup de copier-coller de son code. Lorsqu’il devra le mettre à jour ou corriger son code, il devra modifier énormément de lignes de code et en oubliera certainement, laissant alors des bugs. Un bon développeur aura utilisé la factorisation et le refactoring pour qu’une fonctionnalité corresponde à un seul point de maintenance.

Revenons au jardin, lorsque toute la famille a déménagé dans sa première vrai maison avec une terrasse et du terrain, j’avais surtout envie de pouvoir manger dehors dès qu’il faisait beau. J’avais même dit à l’architecte que je voulais pouvoir facilement petit déjeuner dehors. Au lieu de poser mon bol sur la table de la cuisine, je voulais pouvoir faire 3 pas supplémentaires pour poser mon bol sur la table de la terrasse. Dans les faits, la terrasse n’est toujours pas faite. Elle est pleine de tout-venant et je ne pense jamais à y déjeuner. Il faudrait que j’aille chercher mes chaussures. Je ne le fais jamais. Peut-être que je le ferai plus facilement quand la terrasse sera finie.

Si j’étais plus intéressée par la terrasse, Al a commencé à regarder ce qu’on pouvait faire pour le jardin. Un des ses collègues faisait pousser plein de choses et lui disait qu’avec le potager au carré: c’était facile. En ce qui me concernait, le jardinage me paraissait être plutôt une corvée.

Avant même qu’on ait déménagé, il avait créé 2 potagers carrés et dépensé un fortune chez la jardinerie du coin. S’il s’est beaucoup investi dans la création du jardin, avec son travail qui le conduit à de nombreux déplacements en semaine et le wee1k-end, il n’a pas pu assurer un entretien correct et régulier. Il a fallu que je m’y colle sans grande efficacité. J’oubliais régulièrement d’aller arroser et le soleil brûlant de Franche-Comté en juillet et août a eut vite fait de dessécher certains jeunes plants. Malgré cela, on avait une petite récolte mais au moment fort de la récolte, nous étions en vacances, c’est donc ma soeur qui a profité de nos légumes. Nous avons continué comme ça deux-trois ans mais le bois des carrés a commencé à se dégrader et nous avons abandonné petit à petit le jardinage.

2La seule chose qui marchait bien était la plate bande qui est à coté du garage. Nous y avions planté des fraisiers, des framboisiers, des mures et de la rhubarbe. Nous ne nous en occupons pas, et pourtant, ça pousse même s’il y a plein de mauvaises herbes. Chaque année nous avons une belle récolte. En revenant du boulot, nous chopons encore régulièrement un petit fruit à grignoter et quand il y a a beaucoup, je fais des tartes ou des confitures. Je trouve ça génial.

C’est à ce moment là que j’ai découvert la permaculture. Je me suis alors aperçue que si la plate bande du parking marchait bien, c’était parce qu’elle était composée de vivaces qui n’ont besoin que de peu d’entretien. Si les carrés, ne marchaient pas, c’est parce qu’ils ne sont pas sur un lieu de passage. Si je voulais m’en occuper, je devais y aller spécifiquement. De plus, n’étant composé quasiment que d’annuels, il demande beaucoup d’entretien et donc de temps. Et ce temps, nous ne l’avons pas.

J’ai commencé par tâtonner un peu. Pour commencer, j’ai voulu expérimenter une spirale aromatique. Nous avons régulièrement besoin d’herbes aromatiques et je trouve que les petits bouquets achetés en magasin ne sont jamais adaptés. On n’en a jamais quand on en a besoin et quand on en a, c’est trop, ils fanent et ils finissent au compost. Pour faire pousser des herbes aromatiques, je trouve que la spirale a 4 avantages. Tout d’abord, c’est joli. On dirait une sculpture dans le jardin. Ensuite, elle peutêtre appelée aussi spirale à insecte. C’est parce qu’elle est composée de plein de cavités qui deviennent petit à petit un habitat pour tout un tas d’insectes. Ces insectes vont devenir de vrai petits ouvriers qui vont polliniser les plantes du jardin et manger les ravageurs. De plus, la forme de spirale en butte permet de créer plein de micro-climats différents et ainsi de réunir à un même endroit des plantes qui n’ont pas les même bes20150511_203322oins. Et pour terminer, elle peut être faite grâce à des matériaux de récupération. En l’occurence, je n’ai utilisé que les cailloux qui parsèment notre terrain. Cela ne nous a donc pas coûté grand chose. Pour que son accès soit facile, je l’ai placée au plus près de la cuisine vers la terrasse ouest.

Pour continuer, il fallait que je réfléchisse plus précisément à un design de jardin qui nous convienne le mieux. Je me suis alors inscrite à une formation en ligne de design de permaculture chez Permaculture Design. Comme c’est une formation en ligne, je peux la faire quand je veux. De plus, il n’y a pas de limite de temps. La formation est disponible à vie. C’est très pratique pour moi qui ait commencé cette formation il y a plus d’un an et demi. Je vais à mon rythme en fonction de mon temps et de mes envies. J’ai envie d’utiliser ce blog pour y mettre mes commentaires sur l’application de cette formation à notre terrain.