Formation permaculture : l’observation globale à l’échelle macro

Formation permaculture : l’observation globale à l’échelle macro

Le troisième module de la formation Invitez la permaculture dans votre jardin s’intitule « L’observation et la lecture du paysage ». C’est un module très dense.

On commence par une observation globale à l’échelle macro en utilisant dans un premier temps des outils disponibles gratuitement sur le web.

Cartographie

Grâce aux explications, j’utilise le site de géoportail pour observer les environs de Besançon. Il y a beaucoup de zones urbanisées mais aussi des forêts, des pâturages et champs. Ce n’est pas surprenant. Même si Besançon est la capitale de la Franche-Comté, elle est souvent considérée comme la première ville verte de France. On y trouve des forêts et des fermes sur le même territoire de la commune ainsi que des maraîchers.

Capture d’écran 2016-05-07 à 12.08.44Ensuite, en zoomant un peu, on peut observer les abords de notre parcelle. Elle se trouve dans un lotissement qui est en bordure de la ville. A l’ouest au loin, on peut voir qu’il y a des pâturages où se trouvent des vaches et des chevaux puis une petite forêt de feuillus. Le quartier dans lequel se trouve le lotissement est semi urbanisé. Il y a beaucoup de verdure et d’espaces verts. Plus à l’est, on voit le début du campus qui est aussi très vert ainsi qu’une zone commerciale et industrielle. La parcelle est dans un lotissement récent. La carte de géoportail n’est pas tout à fait à jour. Les maisons qui se trouvent immédiatement au nord et à l’ouest ne sont pas encore présentent sur la carte. Le lotissement s’étend au nord, à l’est et à l’ouest de notre parcelle. Au sud, on trouve un grand parc privé avec des arbres centenaires. Le lotissement a été construit sur les terres de deux anciennes fermes.

Capture d’écran 2016-05-07 à 12.28.44Sur la carte IGN, toutes les constructions du lotissement ne sont pas encore présentes. Cela ne m’empêche pas de pouvoir continuer l’observation macro. Les courbes de niveau principales montrent que le quartier est vallonné. Les courbes de niveau oscillent entre 275 m d’altitude et 336m d’altitude. Notre terrain est sur une colline à environ 328m d’altitude. Il n’y a pas du tout de retenues d’eau ni de cours d’eau. Pourtant des petits points bleus montrent les zones inondables. Notre parcelle ne trouve juste à coté. Ces zones inondables  sont à l’endroit où se trouvaient, il y a une trentaine d’années, des dolines qui ont été remblayées. Le sol est en effet très argileux et la mairie a interdit les sous-sols sur tout le lotissement. Le risque était qu’ils soient inondés lors de grosses pluies.

Constitution du sol

Capture d’écran 2016-05-17 à 23.12.03L’observation continue sur le site InfoTerre. Il permet de voir ce qui se passe dans le sol. Je découvre que notre parcelle se trouve sur la partie inférieure du Bajocien et Aalénien supérieur (I6-b). Ce que j’en retiens en lisant wikipedia et en me souvenant du sol lors du terrassement, c’est que notre sol est principalement constitué de marne et de plaques calcaires. Lors du terrassement, on cherchait et trouvait des fossiles dans les pierres retournées par la pelleteuse.

Météo

La dernière étape de ce chapitre concerne la météo. J’utilise le site de Météo France qui me fourni les données statistiques de Besançon. Sans surprise, je retrouve des chiffres correspondant à un climat semi-continental.

Capture d’écran 2016-05-25 à 19.14.10

Au plus fort de l’hiver, il fait entre -1°C et  6°C. En plein été, il fait entre 14°C et 25°C. A priori, c’est plutôt agréable : ni trop chaud, ni trop froid. Les plantes devraient aimer. Par contre, quand on regarder les records de température, on se rend compte que ça peut descendre vraiment très bas et monter vraiment très haut : -20°C et 40°C ! Il va falloir que les plantes soient bien résistantes pour supporter ces écarts de température. L’ensoleillement de 1836 heures par an reste correcte puisque l’on n’est pas dans le sud de la France.

Le site permet aussi d’observer les précipitations. La Franche-Comté est une région très verte grâce à la pluie. On en manque rarement, même en été.

Capture d’écran 2016-05-25 à 22.37.41Finalement je me rend compte que toute au long de l’année, les pluies sont assez homogènes. Il pleut à peine plus au printemps et en automne. Il y a 141 jours en moyenne de précipitations ce qui fait environ 38% de l’année pour une hauteur totale de 1187mm. Comme il pleut beaucoup, si on  devait mettre un récupérateur d’eau de pluie, il pourrait avoir une faible taille car il se remplirait rapidement.

Pour finir avec la météo, le site Wind Finder permet d’avoir un aperçu global des vents sur Besançon. Le vent est le plus puissant au printemps. Il est amusant de noter qu’en hiver, on retrouve la bise qu’on connait bien en Franche-Comté. En été, les vents arrivent du sud ouest. On a l’habitude de dire que si aujourd’hui il pleut à Paris, on aura la pluie demain.

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Le cadastre

Plan cadastralPour terminer ce chapitre, nous allons sur le site du cadastre pour récupérer la carte de notre parcelle. Elle sera utilisée dans les chapitres et modules prochains pour l’observation micro. Comme pour les cartes Géoportail et IGN, il manque des constructions. Il ne faudra pas que j’oublie non plus, que la parcelle immédiatement à l’ouest n’est pas encore construite. Lorsque ce sera le cas, les observations que je peux faire aujourd’hui ne seront plus les mêmes. Il faudra que j’en tienne compte pour mon design.

 

 

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Permaculture : se fixer des objectifs

Permaculture : se fixer des objectifs

Le deuxième module de la formation Invitez la permaculture dans votre jardin se concentre essentiellement dans la définition des objectifs. Pour cela on utilisera la méthode SMART. C’est une méthode que je connais très bien puisqu’on l’utilise assez régulièrement au boulot pour définir nos objectifs d’amélioration après une rétrospective d’itération par exemple. Pour faire simple, un objectif SMART est un objectif qui est Spécifique, Mesurable, Accepté par tous, Réalisable et Temporellement borné.

Commençons par poser le contexte. Nous sommes une famille de 4 personnes. Mon mari, Al, 42 ans, et moi, Eni, 37 ans, travaillons à plein temps et avons une vie professionnelle bien (trop ?) remplie. Nos enfants sont deux garçons, Mat’ et Ari, de 6 et 8 ans. Je travaille non loin de mon travail (moins de 15 minutes de trajet en vélo) et suis normalement rarement en déplacement mais ça arrive quand même. Al est très souvent en déplacement professionnel au cours de la semaine (week-end compris). Il n’aime pas vraiment le jardinage mais donne occasionnellement un coup de main pour les gros travaux (planter un arbre, construire un carré potager, …). Par contre, c’est un excellent cuisinier qui tient aux produits de qualités. Il adore manger les tomates qui viennent d’être cueillies.

Je ne cuisine pas sauf quand j’y suis obligée, ce qui arrive souvent quand Al est en déplacement. Je m’intéresse à la permaculture car il paraît que la nature travaille pour nous ;-). Je n’ai pas envie d’avoir juste une pelouse bien verte devant chez nous. Je suis plus attirée par un jardin qui donnerait envie de s’y balader avec différents niveaux de perspectives tout en permettant de picorer ici et là de bonnes choses à manger.
Nous avons une grosse maison de 180 m2 sur un terrain de moins de 600 m2 dans un lotissement. La maison contient notre habitation mais aussi une partie professionnelle pour mon mari qui travaille à la maison quand il n’est pas déplacement. J’y ai aussi un bureau pour les moments où je fais du télétravail. Je pense que nous avons environs 300 m2 d’espaces verts. Sur une plate-bande, nous avons planté des framboisiers, des ronces à mure, des groseilliers, et fraisiers qui font leur vie au milieu des mauvaises herbes (et nous avons de bonnes récoltes). Devant notre maison au sud et au milieu de notre pelouse de mauvaises herbes, nous avons un cerisier, un mirabellier, un poirier, un noisetier. Au nord ouest, nous avons un pommier. Ces arbres ont été plantés en 2014.  À l’ouest de la maison près de notre terrasse, nous avons une spirale aromatique que j’ai mise en place début 2014.
Nous avons aussi au sud une haie de charmilles entre la barrière et la route. Cette configuration bizarre est une obligation du règlement du lotissement. Ce n’est pas pratique pour désherber car il faut sortir du terrain pour s’en occuper. Il y a donc plein de mauvaises herbes qui poussent.

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Notre plus grande surface au sud

Globalement, je préférerais répartir mon effort au jardin de manière durable tout au long de l’année pour être plus en phase avec la nature. De plus, j’aimerais faire participer les enfants avec un contenu pédagogique. J’aimerais avoir une grande variété de légumes pour pouvoir découvrir de nouvelles saveurs et de nouvelles recettes.

Suite à une discussion commune avec tous les membres de la famille (A), nous souhaitons produire des légumes (S) pour pouvoir en manger tout au long de l’année au moins une fois par semaine (M) et ce dans les deux ans (T).

Nous souhaitons aussi spécifiquement cultiver différentes variétés de tomates pour pouvoir en manger 3 fois par semaine pendant la saison et ce en deux ans.

Nous souhaitons produire des fruits pour pouvoir en manger au moins une fois par semaine pendant la saison et ce dans les deux ans.

Le tout pour moins de 1 heure par semaine en hiver et 3h par semaine en été.

Globalement, c’est moi qui m’occuperai du jardin même si mon mari pourra donner un coup de main de manière occasionnelle. J’espère que tous ces objectifs seront bien réalisables.